Pour vous détendre, le Lapin Blanc a eu l'idée de voyager et de vous faire connaître d'autres cultures…
Ainsi, dans ce numéro, je vous décrirai un instrument de musique original et peu connu dans notre civilisation occidentale : le didjeridù. Kesako ? Il s'agit d'un tube de bois creux dans lequel on souffle par une extrémité en faisant vibrer ses lèvres. Le tube amplifie les vibrations et une sorte de bourdonnement doux sort par l'autre extrémité, variant selon la position de la langue, des lèvres et du diaphragme du joueur. Un son continu peut être produit si le joueur maîtrise la respiration circulaire.
Cet instrument a pour origine l'Australie, où différentes légendes sont
en vogue pour expliquer son invention par les aborigènes dans
différentes tribus. Toujours est-il que l'instrument original demande
une fabrication particulière et pour le moins peu courante. De jeunes
eucalyptus creusés par les termites sont déracinés et débarrassés de
leurs locataires. Puis, on enlève les branches et les racines, de
manière à ce qu'il ne reste que le tronc creux. Afin que le bois ne
pourrisse pas, il est verni puis orné de différents dessins représentant
souvent les totems des aborigènes. Pour le confort du joueur et
l'hermétisme du souffle, de la cire peut être ajoutée sur l'embouchure.
De nos jours, il existe des didjeridù dans plusieurs types de bois, le plus courant étant en bambou, ainsi que de formes plus exotiques (forme courbée, ou enroulée). La musique produite par cet instrument sert agréablement d'accompagnement, mais on peut en jouer en tant qu'instrument principal en pouvant faire une mélodie avec les vibrations, ce qui rend le didjeridù relativement unique.
Il existe plusieurs groupes de musique utilisant le didjeridù (Jamiroquai, Axis, Ankala, Kaophonic Tribu ou Ganga Giri, pour ne citer qu'eux). En France, un festival annuel y est même en partie consacré : “Le Rêve de l'Aborigène” en Airvault, dans les Deux-Sèvres, à environ 50 km de Poitiers. Si cet instrument vous intrigue, vous pouvez trouver plus d'informations sur le site www.didjevibes.com. Et si vous devenez un amoureux du didjeridù, le festival d'Airvault 2011 est pour vous, consultable sur www.lereve-de-laborigene.net.
Loïc
Photo par Cindy (tous droits réservés)



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