Durant les dernières années, l’avènement des dernières technologies liées à Internet (la téléphonie, la fibre optique, les satellites, …) a modifié la manière dont les individus interagissent les uns envers les autres. De nouveaux types de communication et d’information sont apparus entre l’utilisateur et les équipements. Les TIC (technologies de l’information et de la communication) sont basées sur l’économie du savoir. 

Elles regroupent les techniques et technologies utilisées dans le traitement et la transmission des informations.
Un réseau se crée entre les machines et l’individu. Celui ci est basé sur le stockage, le traitement et la diffusion rapide d’un volume considérable de données dépendant de l’utilisation qu’en a l’utilisateur.

Par exemple les sites visités, les parkings utilisés, les feux tricolores traversés (avec les systèmes vocaux pour aveugles), le traçage de certaines matières premières, suivi du rendement de capteurs photovoltaïques…

Avant la crise financière de 2008, des modifications de notre système commercial se faisaient déjà sentir. Maintenant tout s’accélère. On assiste à une redéfinition de l’économie et de la société actuelle.

Avec l’ouverture quasi planétaire des commerces électroniques, les firmes sont contraintes de changer leur mode de communication et toutes leur procédures commerciales, gagnant ainsi un nouveau type de marché et surtout de nouvelles relations commerciales.

Explicitons quelque principe et mode de fonctionnement :

Notre utilisateur fait un petit tour sur la toile et consulte un site de vente par correspondance. Après avoir hésité longuement sur un article, il décide que « Non, je n’achèterai pas ! » et continue sa visite en allant sur sa page d’accueil, et là... que diable ! L’article qui lui faisait tant envie mais qu’il s’était astreint à ne pas acheter lui fait de l’œil ! Et cette fois, cédera ou ne cédera-t-il pas a cette publicité ?

Notre petit utilisateur décide de sortir pour manger. Il prend un vél’Ô Toulouse (car il a un peu la fibre écolo) avec sa carte monéo et va rejoindre ses amis au self, où là aussi il paye avec sa carte. Et comme tout les mardis, les TIC de sa carte enregistrent où et quand il prend son vélo ; où, quand et ce qu’il mange.

Dans l’agriculture, et notamment dans la production du bois, on voit naître de nouveaux systèmes de traçabilité qui aident à lutter contre le trafic, à l’assistance à la gestion des forêts et, de manière plus large, à la gestion des stocks de matières.

On les utilise aussi dans le suivi de certains équipements couteux et à la pointe de la technologie. Ainsi s’il y a un problème de rendement décroissant, une panne, une casse… les chargés de l’entretien sont directement alertés par SMS et peuvent agir en conséquence.

De la simple publicité ciblée au stockage de données personnelles qui permet le contrôle et la traçabilité des personnes, des capteurs et suiveurs d’information aux réseaux de transfert de données qui permettent a qui en a l’accès de les utiliser, des utilisations militaires aux applications écologiques, de la sécurité de l'État au respect des droits individuels,… ces technologies sont fortement ambivalentes.

Elles offrent ainsi des possibilités inouïes d’échanges d’information, de savoir et de développement économique. Mais intéressons nous aux problèmes qu’elles soulèvent :

Elles posent aussi un grand nombre de questions politiques, juridiques et éthiques. Ce dernier point est plus que dérangeant et titille en nous notre « anti-Big-Brother-isme ». Les TICs autorisent la cyber surveillance au travail et à travers des réseaux sociaux (facebook ), des blogs ou même de simples sites, le profilage des personnes et des personnalités. Leur but est sensé être purement commercial pour augmenter la productivité, mais comme dans toute les découvertes techniques : comment éviter la dérive et le détournement ? Comment gérer cette remise en cause de nos libertés et notre droit à une vie privée ? Qui ou quoi servira de contrôle ? Quelles données traverseront toutes les mers et continents ?

Nous sommes à l’heure où ce réseau va devenir invisible et omniprésent.

De nombreuses recherches sont effectuées à ce sujet. Les TIC sont au centre de nombre d’attentions. Le 7eme programme-cadre européen de recherche 2007-2013 octroie 9 milliards d’€ dans ce domaine, numéro un des subventions accordées. De nombreuses conférences et ateliers débats parlent de nos préoccupations et réfléchissent a des solutions possibles et envisageables..

Aujourd'hui l'on constate que la technologie est en avance sur la justice. En effet peu de loi régissent ce nouveau monde 2.0.Verra-t-on un jour une hybridation entre les TIC et les nanosciences ? Nos activités, passions et passe-temps seront t-ils réduits a une simple carte à puce ? À contrario devons nous nous éloigner de ces nouvelles technologies pour rester protégés ou faut-il plutôt s'en approcher pour saisir le problème au corps? Ce sont des problèmes auxquels chacun de nous doit réfléchir!

Anna-L