En janvier 2010, l'UPS est passée aux responsabilités et compétences élargies : c'est l'application de la LRU. Désormais l'université gère totalement son personnel et son budget. Et le président le dit lui-même dans ses voeux : cela va entraîner une « allocation de crédits sur la base de l'appréciation de la performance des composantes ». On entre directement dans la politique de concurrence dénoncée par les mouvements universitaires de l'an passé.

Et cette « autonomie » va-t-elle apporter plus de moyens à l'université, comme promis par le gouvernement ? La fondation Catalyse, créée en juin dernier pour recevoir les fonds de mécènes et d'entreprises, n'a pour l'instant pas trouvé beaucoup de donateurs...
en fait, un seul, la Banque Populaire. Heureusement, d'après la présidence, celleci offre de grandes opportunités pour l'université. La Banque Populaire, une institution experte en pédagogie et en recherche ?

D'ailleurs, cette fondation dont les objectif sont « valoriser le patrimoine scientifique », « l'aide sociale aux étudiants » ou « la création d'événements pédagogiques » rencontre un tel succès que Marc Gabriel Boyer, son responsable, se retrouve à faire la manche
aux entreprises dans une vidéo où il explique combien l'herbier de l'Université a besoin des fonds des entreprises pour être valorisé.

À voir sur http://www.catalyses.fr/ ­ site par ailleurs complètement dépourvu de contenu.

Le financement par le privé, miracle promis par le gouvernement, n'est pour l'instant pas au rendez-vous à Paul Sabatier, université pourtant consacrée « campus d'élite ». Peut-on compter sur la banque populaire pour financer les missions de l'université ?

Florian