Le lundi 14 décem­bre le débat sur l’iden­tité natio­nale a tenté de s’ins­tal­ler dans l’Arse­nal. Orga­nisé par la pré­fec­ture et accueilli à bras ouverts par la pré­si­dence de l’uni­ver­sité, le « débat public », ouvert aux « for­ces vives de la nation » (d’après le com­mu­ni­qué de presse), était en fait réservé aux déten­teurs d’invi­ta­tions par­ci­mo­nieu­se­ment dis­tri­buées les jours pré­cé­dents. Les orga­ni­sa­teurs ayant malen­con­treu­se­ment oublié de déli­vrer le lais­sez-pas­ser aux for­ces vives que nous som­mes, la grosse cen­taine de mili­tants étu­diants avi­des de débat s’est vu refu­ser l’entrée.

Les jour­na­lis­tes accré­di­tés ont décrit la fai­ble affluence dans la salle et le man­que d’inté­rêt du « débat » uni­vo­que. Entre cinq RG et trois cars de police, les étu­diants ont con­tri­bué à dyna­mi­ser la soi­rée en chan­tant dans le Hall de l’Arse­nal des appels à la régu­la­ri­sa­tion des sans papiers, à la lutte con­tre la xéno­pho­bie et con­tre les poli­ti­ques racis­tes du gou­ver­ne­ment.

Lucile