Le lundi 14 décembre le débat sur l’identité nationale a tenté de s’installer dans l’Arsenal. Organisé par la préfecture et accueilli à bras ouverts par la présidence de l’université, le « débat public », ouvert aux « forces vives de la nation » (d’après le communiqué de presse), était en fait réservé aux détenteurs d’invitations parcimonieusement distribuées les jours précédents. Les organisateurs ayant malencontreusement oublié de délivrer le laissez-passer aux forces vives que nous sommes, la grosse centaine de militants étudiants avides de débat s’est vu refuser l’entrée.
Les journalistes accrédités ont décrit la faible affluence dans la salle et le manque d’intérêt du « débat » univoque. Entre cinq RG et trois cars de police, les étudiants ont contribué à dynamiser la soirée en chantant dans le Hall de l’Arsenal des appels à la régularisation des sans papiers, à la lutte contre la xénophobie et contre les politiques racistes du gouvernement.
Lucile


Commentaires
Je suis entré sans invitation...
Ils ont fait sortir toutes les personnes non invitées assises à droite de l'amphithéâtre.
Comme je me suis assis au milieu parmi les invités, ils n'ont pas osé me faire sortir.
1/3 ou davantages de places étaient libres.
Dehors, une cinquaine voire plus de jeunes attendaient.
Un groupe d'invité a contesté auprès du préfet, impassible, l'expulsion hors de l'amphi des non invités.
Les contestataires sont sorti avant le début du débat. J'ai hésité à les suivre mais j'ai estimé qu'il fallait que je sois là.
Dehors, il y a eu des cris 5 minutes et tout est rentré dans l'ordre.
Durant tous le débat, les gens s'indignaient de ce mauvais traitement.
Dans le journal on pouvait lire qu'on pouvait venir sans invitation "dans la limite des places disponibles".
La directrice de l'association Voir Et Comprendre est la seule personne à avoir dit pertinemment que ce n'etait pas le moment de faire ce débat et que dans les quartier on avait d'autres préoccupations d'ordre social.
Il y avait deux directrices d'école. L'une d'elles a dit que l'identité nationale c'est l'adhésion à des valeurs (sans les citer) et la connaissance des Institutions. L'autre a souligné que l'identité c'etait également la LAICITE.
Réactions du public :
Un salarié de l'ambassade marocaine s'est plaint auprès du prefet sur un problème d'invitation. Un africain s'est mal exprimé sur ce thème. Un représentant d'une asso étudiant de la fac de droit a fait un long discour mais inutile, sans intérêt et ennuyeux...
Une étudiante a relevé que la burqa etait un faux problème.
MA REACTION :
Voyant que le public ne disait rien d'interessant et de constructif, j'ai depassé ma timidité et j'ai levé le doigt. J'ai meme parlé à celui qui fait tourner le micro. Mais il ne me la jamais donné croyant que j'allais tout casser. Voilà ce que j'allais dire :
La directrice a souligné que l'identité national etait la laïcité. Et si on part du principe que les fêtes nationales sont religieuses et qu'elles font partis de l'identité, peut-on parler de laîcité ? De plus, les églises font partis du patrimoine national, alors pourquoi parler de laïcité ? Je ne comprends pas pourquoi personne n'a réagit à cela. Je suis en total desaccord avec cette directrice et je plains les enfants de son école qui sont à 95 % d'origine magrébine.
Voilà, une des cause de l'echec scolaire dans les quartier et pas des moindre !
PS : Si elle lit ce message, elle se reconnaîtra.
Naj