Chez Paul Étudiant regroupe les associations et syndicats étudiants de l’université Paul Sabatier depuis dix ans. Depuis 1999, il est le lieu de rencontre des associatifs et des militants syndicaux, permettant ainsi à de nombreux projets étudiants d’émerger. Aujourd’hui, 16 associations et 2 syndicats sont membres de Chez Paul.
Chez Paul, c’est à la fois une fédération d’associations et de syndicats, permettant de faire se rencontrer ceux qui sont à l’initiative de la vie du campus et impulsant ainsi de nouveaux projets, mais c’est aussi un lieu, une salle mise à la disposition de tous les membres, pour y organiser des évènements festifs, culturels et militants.
Le Lapin Blanc y a rencontré beaucoup de soutien, et souhaite aujourd’hui donner la parole aux acteurs passés et présents du Paul et à leurs diverses opinions (merci à eux d’avoir bien voulu répondre à notre questionnaire) :
Lapin Blanc_: quand et comment as-tu découvert le Paul?
Coline : En septembre dernier en arrivant à Toulouse. Lors de l’Assemblée Générale du Paul, où je suis venue en tant que Veracruzienne.
Simon : J’ai découvert le Paul en 1999, à mon arrivée à la fac. Nous voulions monter une asso de jonglerie avec des collègues, puis nous avons appris l’existence du Club J, mourant à l’époque, et du Paul Associatif. La découverte a dû se faire pendant la semaine d’animation, je pense, je dirais même au repas de fac.
Ianic : Quand ça a ouvert… En passant devant, en en discutant avec des amis un peu plus investis dans les assos que moi à l’époque. J’étais à l’AEUPS.
Bertrand : Vers 2004/2005, j’avais un problème de vélo, j’ai vu Arnaud, Herman, Loïc, de la lumière, je suis rentré dans l’atelier. Donc mon arrivée au Paul, s’est faite par la petite porte de l’atelier vélo du ZINC.
Joël : Il y a quelques années, un pote qui était impliqué dans le réseau associatif (Magma, la Wahwah UPS) m’y a amené à l’occasion d’un concert.
Nico : En septembre 2007, grâce aux canapés devant le Paul, et par l’AEUPS (qui était tout le temps au Paul à l’époque).
LB : le Paul t’a-t-il permis de découvrir et de t’investir dans d’autres assos et syndicats ?
Coline : Oui, l’atelier vélo.
Simon : Oh oui, beaucoup_! Je ne me suis jamais vraiment investi dans le Club J, mais par la suite à l’Atalante et à l’AEUPS notamment, mais aussi dans beaucoup d’autres assos. Au final, à l’Université, j’ai beaucoup plus appris dans les assos qu’en cours. Faut dire aussi que j’y passais plus de temps. Ce que j’ai appris au Paul me sert encore dans mes activités professionnelles aujourd’hui.
Ianic : Hormis le Paul lui-même relativement peu. J’ai assisté à quelques réunions d’autres associations ou syndicats, mais ça reste marginal.
Bertrand : J’y ai découvert une multitudes d’autres assos, de façon non exhaustive : le Paul lui-même, Véracruz, Sud, Magma (en pause depuis un certain temps), Grümo, AEUPS, GTAIER, Ludi, WahWah… J’ai participé à quelques activités de certaines de ces assos (en plus du ZINC) : coté « utilisateur » : Le Paul, Véracruz, Grümo, AEUPS (si si !!), GTAIER, Ludi, Wahwah, et coté « orga » : le Paul et Véracruz.
Joël : Pas vraiment.
LB : à ton avis, le Paul fonctionne/ait bien ?
Coline : Relativement, oui.
Simon : Ça dépend des moments. Mais dans l’ensemble, l’équilibre entre autoritarisme et autogestion est très dur à trouver et à conserver. Il y a des années qui marchent bien et d’autres moins, mais l’essentiel de la mission du Paul, c’est-à-dire faire participer de nouveaux étudiants à la vie associative de l’UPS, est remplie. Aujourd’hui, quand je viens au Paul ou à l’AEUPS, je ne connais quasiment personne, ça a quelque chose de rassurant.
Ianic : Ça dépend des périodes. Au début c’était l’effervescence, un nouvel outil à disposition des associatifs, donc oui ça tournait bien, beaucoup d’activités s’y déroulaient. Puis il y a eu une période de creux. Ça fonctionnait moins bien, moins de gens s’investissaient dans les assos, certaines disparaissaient faute de membres actifs. Et du coup le Paul est devenu une deuxième AEUPS, le lieu de replis quand l’AEUPS fermait. C’était par conséquent assez sale puisque beaucoup de soirées arrosées s’y terminaient. Aujourd’hui je ne sais pas si c’est redevenu un lieu où les associatifs peuvent travailler sereinement, je le souhaite.
Bertrand : J’ai déjà eu l’occasion de le dire lors de Comités de Gestions, AG et autres temps de discussions au Paul. Le Paul ne fonctionne pas, il vit au gré du vent. La non-gestion n’est pas une forme d’auto-gestion. Ceci dit, il semble que depuis quelques mois ça aille dans le bon sens. Pourvu que ça dure.
Joël : Pas trop mal.
Nico : Oui.
LB : quelles activités associatives et inter-associatives sont/étaient représentatives du Paul ?
Coline : l’atelier vélo, les concerts.
Simon : Représentatif ? Ben du coup je dirais l’inter-associatif : repas de fac, carnaval, occupation de locaux pour s’agrandir.
Ianic : Journal des assos, lieu de réunion pour les assos sans local, lieu de débat et d’échange. Mais ce que le Paul n’est pas et ne doit pas être : un BAR ! Du café et du thé quand on travaille, c’est très bien, les bières c’est à l’AEUPS qu’il faut aller les boire.
Bertrand : Quantité, la liste est trop longue.
Joël : Concerts, soirées et actions inter-associatives.
Nico : Apéro, concerts, syndicats, théâtre.
LB: que penses-tu du fonctionnement démocratique et autogestionnaire du Paul ?
Coline : Ça va.
Simon : Je pense que c’est des grands mots que tu plaques dans cette question pour être sûr que je dise que le Paul est démocratique et autogestionnaire. Je peux rajouter « vaguement je-m’en-foutiste » aussi ? Merci.
Ianic : L’autogestion est une bonne chose tant que ce n’est pas l’anarchie. L’autogestion nécessite que chacun se prenne en main, et pas juste deux ou trois pelés qui font le ménage pour tous les autres. Ça, ce n’est plus de l’autogestion mais de l’esclavage !
Bertrand : Pour le coté « autogestionnaire », je vais préciser ce que je disais : il est inexistant et l’auto-label « autogestionnaire » est (enfin a été) juste un prétexte pour faire n’importe quoi.
Joël : Bien dans l’esprit, mais parfois un manque de rigueur (surtout au niveau entretien).
Nico : Rah, ces gauchistes et l’autogestion !!!
LB : À ton avis, quel impact a le Paul sur la vie à l’université Paul Sabatier ?
Coline : Peu d’impact, les gens ont du mal à venir.
Simon : Il la dynamise. Ou en tout cas il essaye. Là, pour le coup, ce serait intéressant de poser la question au secrétaire général de la fac. Mais c’est un lieu culturel qui a su rayonner au-delà de la fac et du public étudiant.
Ianic : Un impact positif quand du travail sérieux y est effectué. Ça donne de la vie à la fac, et c’est pas un mal. Mais il peut aussi avoir un impact négatif sur tout le milieu associatif quand ça devient n’importe quoi…
Bertrand : À mon avis, le Paul a un impact limité. Seules les personnes aguerries sont aptes à passer son seuil. Mais des actions vont dans le bon sens : repas le midi (quand il y a du monde).
Joël : Il est important qu’un tel lieu existe, mais au niveau de l’impact, j’en ai aucune idée.
Nico : Beaucoup d’impact pour une minorité.
LB : le Paul a 10 ans, il vient d’être renommé en « Chez Paul Étudiant » (Chez Paul Ét’), et il va bientôt déménager entre les salles S et l’A7. Qu’en penses-tu ? Comment vois-tu l’avenir du Paul ?
Coline : Dans des locaux moins sombres, les gens auront peut être moins de mal à entrer.
Simon : C’était pourquoi faire le changement de nom ? Étudiant, c’est tout seul, alors qu’une asso c’est collectif, je regrette un peu. Le déménagement peut faire du bien au Paul. C’est plus loin donc moins gênant pour l’administration quand il y a des punks à chien bourrés à 8h du mat’. Mais plus loin veut aussi dire qu’il ne suffira plus de rester les bras croisés en attendant que les étudiants tombent sur Chez Paul Ét’ par hasard. Va falloir se bouger le cul. C’est bien.
Ianic : Ce changement de nom me laisse perplexe. « Chez Paul associatif et syndical » c’était bien me semble-t-il. Enfin bon. Quant au déménagement, j’étais contre. Le lieu est moins visible, il a certes ses avantages, mais c’est surtout les défauts qui me gênent. Maintenant, le Paul est à ceux qui se bougent pour lui, donc j’espère que le déménagement se passera bien, que le monde continuera à y affluer !
Bertrand : Pour le nom, j’étais pour le changer, pour noter le renouveau et éviter la confusion (« Chez Paul (Asso) », « Au Pôle », « Paul Asso »….) Donc, pour moi, il a changé sans changer (« Chez Paul Étudiant », « Chez Paul Ét’ », « Chez Paulette »…) Mais, rien de mieux n’a été proposé. Pour ce qui est du déménagement en lui-même, je trouve cela sain. Plus d’espace pour les assos, lieu différent mais pas forcément moins stratégique.
Joël : Je préférais « chez Paul asso ». L’avenir ??? Quel avenir ?
Nico : Le Paul a toutes les cartes en main pour réussir… ça peut être carrément mieux, ou être mort…


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