Lors de l’écri­ture de l’arti­cle sur le plan cam­pus, la ques­tion s’est posée au sein de la rédac­tion. Est-ce bien utile d’employer ces mots désuets, « capi­ta­lisme », « libé­ra­lisme » voir « pro­lé­taire » ? Ces mots ne sont-ils pas pas­sés de mode ?

Pour­tant, ce ne sont pas n’importe quels mots. Cata­lo­gués comme étant le voca­bu­laire de « la gau­che d’avant la chute du mur », ils ser­vent à décrire et théo­ri­ser notre sys­tème éco­no­mi­que. Refu­ser de les employer, c’est refu­ser de com­pren­dre le monde dans lequel nous vivons.

Mais pour­quoi sont-ils désuets ? Comme l’expli­que Noam Chom­sky dans ses tra­vaux sur les médias, c’est sur­tout une bataille média­ti­que menée jus­te­ment par les tenants du capi­ta­lisme. Tels la nov­lang de 1984, les mots per­met­tant d’être cri­ti­que dis­pa­rais­sent, et nous empê­chent d’expri­mer ce que nous pen­sons du monde. À nous de refu­ser d’entrer dans ce jeu-là, et de ne pas hési­ter à les employer quand ils s’avè­rent néces­saire pour nous expri­mer !

Flo­rian

À voir: Chom­sky et comp­ga­nie