Un court bilan de la CHÉ.

La com­mis­sion har­mo­nie et équité qui a fonc­tionné en juin a per­mis une rela­tive har­mo­ni­sa­tion des con­di­tions d’éva­lua­tion du second semes­tre. La CHÉ a recensé les UFR ne pro­po­sant pas d’éva­lua­tion par dos­sier, per­met­tant ensuite aux étu­diants de met­tre en place dif­fé­rents moyens de pres­sion pour arri­ver à une cer­taine équité dans tous les UFR.

La MDE/MIE : le con­flit annoncé.

Après 4 ans de fer­me­ture, la MDE (renom­mée MIE) a fina­le­ment réou­vert début octo­bre. Les atten­tes des étu­diants et de l’admi­nis­tra­tion sont for­tes, et les visions du lieu pro­fon­dé­ment diver­gen­tes.
Actuel­le­ment appelé la « MIE » (Mai­son des Ini­tia­ti­ves Étu­dian­tes), ce lieu situé près du RU du Mirail est entiè­re­ment géré par l’admi­nis­tra­tion. C’est une annexe de la DIVE (Direc­tion de la vie étu­diante), une sorte de mai­son des asso­cia­tions. On y trouve qua­tre bureaux qui seront dis­tri­bués aux orga­ni­sa­tions qui en feront la demande, à rai­son de qua­tre asso­cia­tions par pièce. Dans le pro­jet de l’admi­nis­tra­tion, on trouve éga­le­ment un espace d’expo­si­tion et un espace scé­ni­que. Les horai­res d’ouver­ture seront les même que ceux de l’admi­nis­tra­tion, ce qui impli­que une fer­me­ture à 8h tous les soirs et le week-end. Le tout a été voté par le CEVU et le CA l’année der­nière, avant la mobi­li­sa­tion.
De l’autre coté, l’obten­tion d’un local auto­géré par les étu­diants du Mirail était l’une des reven­di­ca­tions loca­les por­tées par les Assem­blées Géné­ra­les du prin­temps der­nier. Le pro­jet de MDE (Mai­son Des Étu­diants), pre­mier pas d’une réap­pro­pria­tion de la fac, com­mence à se cons­truire en ce début d’année. Le but est de créer un foyer mili­tant auto­géré, un labo­ra­toire de lutte sur le cam­pus.
L’anta­go­nisme entre les deux pro­jets est com­plet. Espé­rons que tout cela ne se trans­forme pas en gros gâchis et qu’un nou­veau lieu mili­tant, ouvert et vivant se mon­tera à l’UTM cette année. Toute per­sonne sou­hai­tant par­ti­ci­per au débat ou met­tre son éner­gie dans la créa­tion d’une Mai­son des Étu­diants est invi­tée à s’impli­quer (redac­tion@­la­pin­blanc.info).

Mise en place de la Com­mis­sion de Média­tion Pari­taire.

Autre reven­di­ca­tion locale, la CMP a été mise en place mi-octo­bre. Com­po­sée à 50% de gré­vis­tes et à 50% de non gré­vis­tes (un tiers de ses mem­bres sont issus de l’admi­nis­tra­tion, un tiers de man­da­tés par les AG des étu­dian­tes et des per­son­nels, un tiers mixte gré­vis­tes/non gré­vis­tes), elle va sta­tuer sur les éven­tuels recours en cas de sanc­tions poli­ti­ques fai­tes à tra­vers l’éva­lua­tion du second semes­tre. Pour l’ins­tant la com­mis­sion recense les éven­tuels cas de nota­tions injus­tes d’un étu­diant gré­viste par un pro­fes­seur non gré­viste ou le con­traire. Pour signa­ler un cas, adres­sez vous aux syn­di­cats.

Étu­diants sans papiers.

Le dan­ger qui pèse sur les étu­diants étran­gers est plus que jamais d’actua­lité. Il est fré­quent que des étu­diants (non-euro­péens) venus étu­dier en France se voient refu­ser, du jour au len­de­main, les «_titres_» néces­sai­res à la con­ti­nuité de leurs étu­des, ou sim­ples garants de leur situa­tion en France. Fin sep­tem­bre, un grand nom­bre d’étu­diants est passé devant le Tri­bu­nal Admi­nis­tra­tif, après avoir reçu une Obli­ga­tion de Quit­ter le Ter­ri­toire Fran­çais. Cette menace tom­bait comme un cou­pe­ret en mai der­nier alors même que les exa­mens de fin d’année n’avaient pas eu lieu (exa­mens qu’ils ont pour la plu­part réus­sis par la suite).
Sou­te­nus par le RUSF ils ont obtenu l’annu­la­tion de cette OQTF. Au Mirail, le con­trôle de vali­dité du titre de séjour sur les chai­nes d’ins­crip­tion est inter­dit (voir Motion CEVU du 28 Sep­tem­bre), mais il se fait tout de même au niveau des admis­sions préa­la­bles (l’année der­nière plu­sieurs étu­diants se sont vu refu­ser l’ins­crip­tion à l’uni­ver­sité du fait de leur situa­tion admi­nis­tra­tive). Des arres­ta­tions, des rafles et des expul­sions ont lieu quo­ti­dien­ne­ment dans nos uni­ver­si­tés et dans nos vil­les. La mobi­li­sa­tion de tous est néces­saire pour bri­ser cette poli­ti­que aveu­gle et des­truc­trice.
Pour toute infor­ma­tion, demande d’aide, de for­ma­tion juri­di­que ou autre : rusf­tou­lou­se@g­mail.com. Per­ma­nence télé­pho­ni­que au 06 36 93 62 33.
Lucile