Les salarié-e-s d'EDF/GDF sont fortement mobilisé-e-s depuis 5 semaines à Toulouse comme ailleurs, pour l'Emploi, les Salaires, et la Défense du Service Public (entre autres).
Le site du centre ville (Rue Sébastopol, au bout de Compans Cafarelli) est maintenant occupé jour et nuit depuis plusieurs jours, avec piquet de grève et présence de plus de 150 véhicules rassemblés et immobilisés par les grévistes.
Les salarié-e-s organisent une rotation avec 10 à 15% de grévistes par jour pour répartir les retenues de salaires. L'immobilisation des véhicules permet un impact de plus grande ampleur. La direction fait preuve d'un certain agacement et plusieurs grévistes sont menacés de sanctions individuelles. Mardi 28 avril, une Assemblée Générale des personnels a donc décidé de demander les caméras et appareils photos des huissiers présents sur les lieux afin de repérer les auteurs (ou non) d'actions fortes. Les grévistes ont par exemple utilisé des véhicules de fonction en manif ou réalisé des coupures de courant sur des cibles symboliques ou économiques. La direction a refusé la demande. L'Assemblée Générale a alors décidé de monter dans les bureaux et, malgré une porte blindée, de récupérer directement les appareils photos en faisant tomber les cloisons des bureaux. La direction et les huissiers ont pris la fuite. Les grévistes ont marqué les lieux de leur colère. Le lendemain, un rendu du Tribunal Administratif permettait aux grévistes de rester une semaine de plus sur le site occupé.
La grève à EDF-GDF concerne bien sûr l'ensemble de la population et l'égalité d'accès à un service public de qualité. Des actions permettent en outre la non-coupure de foyers non solvables ou le passage des tarifs en « heures creuses » pour des populations modestes. Cette mobilisation appelle la solidarité du plus grand nombre. Les personnels et étudiant-e-s de l'Université, ainsi que les salariés et précaires des autres secteurs peuvent aller témoigner cette solidarité et rencontrer les grévistes tous les jours sur les piquets de grève, en particulier le week-end ou autour de 19H30 en semaine.
Jean, chercheur précaire



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