Le processus de Bologne est un engagement pour construire un espace européen de l’enseignement supérieur avant 2010 (Wikipédia). Il s’agit d’un cycle de conférences ministérielles visant à placer les systèmes universitaires des pays européens (au sens large) dans un cadre commun, notamment en ce qui concerne le découpage des études (LMD) et la compatibilité des programmes (ECTS).
Concrètement, les ministres de l’éducation de 46 pays se réunissent tous les deux ans pour faire le point sur les réformes universitaires engagéeset celles à mettre en oeuvre. La prochaine réunion aura lieu les 28 et 29 avril 2009 à Louvain en Belgique.
Ce processus s’inscrit dans un processus beaucoup plus large : celui de Lisbonne (aussi appelé « Stratégie de Lisbonne ») dont l’objectif est de « faire de l’Union Européenne l’économie de la connaissance la plus compétitive du monde ».
Malgré le peu de connaissance qu’en ont la plupart des citoyens européens, cette Stratégie de Lisbonne commence à devenir un foyer de convergence des contestations dans de nombreux pays européens en tant que « feuille de route libérale de l’Union ». Ainsi, ces derniers mois, le processus de Bologne et ses déclinaisons nationales ont soulevé contre eux des mouvements universitaires en France, en Espagne, en Italie, au Portugal et dans d’autres pays européens… Partout la gestion comptable et la précarisation des personnels mobilisent les communautés universitaires.
Un contre-sommet a été organisé a Louvain du 25 au 29 avril dans le but de faire converger toutes ces luttes. Voici un extrait de l’appel lancé par l’assemblée internationale réunie à Paris le 27 mars (on peut lire l’appel sur le site de la vague européenne : www.vagueeuropeenne.fr).
« Les chefs d’état se sont rencontrés lors du Conseil Européen de printemps du 18 au 20 mars. Pour résoudre la crise, ils appellent à accélérer les « réformes » et à poursuivre la stratégie de Lisbonne. Ils réaffirment par là leur volonté de finir leur offensive de privatisation de l’éducation à l’échelle européenne.
Depuis notre précédent appel, les luttes de la jeunesse européenne pour son éducation et donc son avenir se sont encore élargies : Les mois de février et mars ont vu de nombreuses manifestations se dérouler en Espagne, France, Italie, Finlande, Danemark…
Il est l’heure de faire converger toutes ces luttes, de rassembler tout nos mouvement nationaux dans un mouvement unitaire européen. Le Contre Sommet de Louvain et les mobilisations qui l’entourent sont un pas décisif pour construire cette convergence. »
Robin (Doctorant, MIG)



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